telle une grille tel un fil
une quille le nil
telles des perles et graines et
un collier colorés
à traits tendus et tirés
tels un nid ou des nids une ruche
un mur érigés
l’immeuble se dresse
un clocher de vies
aux vues logées une perspective
l’horizon l’horizon de tous côtés presque
monte sur le toit va voir par toi-même
vas-y grimpe
la mer les montagnes la ville
de la couleur et du sable
du béton et du sable
du sable et toi
du vert du rouge du jaune du bleu
la mer et le ciel unis
entre entre nous entrez-vous
la lumière inonde la lumière féconde
le nid est un panier que le miel a déserté
avance avance-toi parle parle-moi
immense immensité à pleine main
jeté le dé roule la lumière coule l’air de rien
entre les grilles les fils tendus d’acier la rampe
ça tire ça monte ça penche enfance étirée une nuit et
le jour d’après éclosion la paroi érosion dressée ça monte
inonde vaisseau porte drapeau de deux cheminées malaxées
vas-y grimpe dévale cours au loin derrière la ligne bleue le mur tendu
le sol une dune la lumière un incendie ce bruit en toi entré par effraction
ton corps bat l’horizon le vent te souffle les mots qui te manquent pour dire
vas-y vas-y respire reprends de l’air la corrosion du fer sale ta bouche rouge souffre
la terre tremble sous tes pieds tout vacille vas-y ouvre enfin les yeux et que la lumière
te fende étrave aux embruns que ton corps frémisse tisse la ville à portée de main musique
un peu de sable fin un mur une ruche quelques couleurs jetées et l’enfant rit à pleins poumons avant de se retirer
(planche contact alexandra roullé)
(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)1ère mise en ligne et dernière modification le 2 avril 2026.
